Pour résumer ce que tu soulèves, oui c’est souvent le parent pauvre de la préparation. Les gens bossent le renforcement pur parce que ça se mesure facilement, alors que la mobilité de hanche c’est plus diffus comme bénéfice. Petite précision importante : ça joue énormément sur la stabilité en conversion, justement parce que si le bassin ne pivote pas librement, c’est le genou ou le bas du dos qui absorbe la rotation, et sur la durée ça fatigue beaucoup plus. Je détaille ci-dessous un point qui me semble important : la mobilité ne remplace pas le renforcement, les deux sont complémentaires, un bassin mobile mais des fessiers faibles ne tient pas la charge sur une longue sortie.
Je rejoins l’idée mais je garde les pieds sur terre côté matos de secours, hein, pas question de sacrifier ça pour gagner du poids ailleurs, ce n’est pas le sujet ici. Sur la mobilité, au gramme près ça ne coûte rien dans le sac en tout cas, donc ça vaut le coup d’y passer du temps avant la saison. C’est un des rares axes de progression qui ne pèse pas un gramme supplémentaire.
Là je ne te suis pas du tout sur un point, @PoidsPlumeHiver : dire que c’est négligé dans toutes les préparations, c’est un peu généraliser. Chez pas mal de pratiquants qui viennent d’un fond trail ou course à pied, la mobilité de hanche est déjà travaillée naturellement. Ce qui est vraiment sous-estimé selon moi, c’est la mobilité spécifique en rotation externe, utile pour la gestuelle de conversion en split notamment, pas la mobilité générale qu’on bosse déjà ailleurs. Pas convaincu que le problème soit un manque de travail, plutôt un manque de spécificité.
Astuce du jour : pas besoin de matériel compliqué pour ça, un tapis et quelques exercices ciblés suffisent, pas la peine d’investir dans des gadgets de mobilité qu’on utilise deux fois. Ça dépanne bien de faire ça en regardant la météo le soir plutôt que de rester assis sans rien faire.
Il est essentiel de ne pas opposer les deux sujets évoqués plus haut. @VentContraire a raison sur la spécificité, mais ça ne dispense pas d’un vrai bloc dédié dans la préparation globale, pas juste quelques étirements vite faits le soir comme le suggère @BâtonCassé. Concrètement, je conseille d’intégrer deux à trois séances courtes par semaine centrées sur la mobilité de hanche en complément du renforcement, pas à la place. Une hanche mobile sans fessiers solides derrière, comme le disait @MarmotteAuto, ça ne tient pas la distance sur une montée longue. L’un sans l’autre, ça ne fonctionne pas vraiment.