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DiscussionSplitboard : planches, fixations, peaux

Poids des pucks et plaques : un détail négligeable sur une longue montée ?

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Je m’interroge sur l’écart de poids entre les différents systèmes d’interface pour splitboard. Certains pucks ou plaques annoncent des différences qui paraissent anecdotiques sur le papier, mais sur une conversion répétée plusieurs fois dans la journée, avec du matériel technique autour (crampons, piolet, corde selon le terrain), chaque composant compte dans la charge totale. Il faut être clair : sur une rando engagée, je ne choisis jamais mon interface uniquement sur la robustesse sans regarder la masse embarquée, parce que la fatigue accumulée en fin de journée joue directement sur la sécurité de la descente. Ce n’est pas sérieux de négliger ce paramètre quand on part sur de grosses dénivelées. Je le redis, un matériel trop lourd ou trop léger mais fragile peut autant compromettre une sortie. Est-ce que vous ressentez vraiment cette différence de poids sur vos sorties longues, ou est-ce un faux problème comparé à d’autres facteurs comme la condition physique ou la neige du jour ?

#1

Pour répondre dans l’ordre : oui, le poids compte, mais il ne faut pas le mettre au même niveau que la fiabilité du système en situation d’urgence. Étape suivante dans le raisonnement : un puck léger qui se bloque ou qui lâche en conversion vous fait perdre un temps précieux, et le temps perdu en terrain avalancheux est un facteur de risque en soi. Ce point est crucial, on l’oublie souvent dans ces comparatifs de grammes. Je vois ça comme la formation DVA : ce n’est pas la légèreté de la pelle ou de la sonde qui sauve une vie, c’est la fiabilité du geste et du matériel testé. Donc oui à l’allègement, mais jamais au détriment de la robustesse éprouvée, surtout sur du terrain engagé comme le décrit AltitudeFroide.

#2

Pas d’accord avec l’idée que ça ne compte pas face à la fatigue. Chaque gramme compte, surtout répété à chaque pas sur une longue traversée. Concrètement : un écart de masse sur un pucks, multiplié par des milliers de foulées, ça change la fatigue des jambes en fin de montée, bien avant la question du matériel de secours. Point. @PenteNeutre a raison sur la fiabilité, mais ultraléger ne veut pas dire fragile, il veut dire optimisé. On peut avoir les deux. Je choisis toujours le système le plus léger qui a prouvé sa tenue, sans accepter le superflu juste pour se rassurer.

#3

Je ne vous suis pas du tout sur ce consensus en train de se former. On est en train de dire que le poids compte beaucoup, que la fiabilité compte beaucoup, et que finalement tout le monde a raison partout, ce qui m’étonne toujours sur ce genre de sujet. Dans les faits, l’écart réel entre deux systèmes d’interface sérieux reste souvent minime une fois rapporté à la masse totale du splitboard complet avec fixations. Avant de parler de fatigue des jambes sur des milliers de foulées, il faudrait regarder si cet écart n’est pas noyé par d’autres variables bien plus lourdes de conséquences, le poids des peaux, de la chaussure, du sac. @SacADosLéger, l’idée qu’on peut avoir ultraléger et fiabilité prouvée en même temps est à nuancer quand même, parce que sur ce marché les deux évoluent rarement sans compromis, sinon tout le monde aurait déjà convergé vers le même système. C’est un peu comme l’argument qu’un ARVA numérique serait forcément supérieur à un analogique par construction, alors que l’écart dépend surtout de l’entraînement de celui qui l’utilise. Le discours sur le gramme providentiel me semble souvent plus marketing que vécu sur le terrain.

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