Je lance un sujet qui fâche volontiers. Le prudent systématique, celui qui renonce à la moindre alerte, est-il plus en sécurité qu’un fonceur raisonnable, qui s’informe, évalue et accepte un risque mesuré ?
Mon avis : tout dépend du terrain, et la prudence absolue peut avoir ses angles morts. Celui qui ne sort que par indice faible finit par ne plus rien apprendre, et le jour où il lui faudra décider vite, il manquera d’expérience. Je ne prône évidemment pas l’imprudence : je dis que décider, ça s’apprend avec la pratique, et que la pratique se prend dans la montagne.
À l’inverse, l’expérience est aussi ce qui fabrique la fausse confiance. Alors, où mettez-vous le curseur entre apprendre et se mettre en danger ?