On observe que cette question revient souvent dès qu’un groupe mixte se forme, et elle est rarement traitée avec méthode. Dans beaucoup de sorties, la décision d’itinéraire se fait à l’instinct, en regardant qui semble le plus motivé plutôt que qui a le niveau le plus faible. Ce qui est intéressant, c’est que cette hiérarchie informelle finit souvent par primer sur l’analyse objective des conditions et des capacités de chacun.
Pour nuancer, je ne dis pas qu’il faut humilier la personne la moins expérimentée en l’annonçant publiquement comme le facteur limitant. Mais il faut, selon moi, qu’une personne du groupe assume clairement ce rôle de référent, en s’appuyant sur des critères concrets : dénivelé réalisable, lecture du terrain, capacité à gérer un incident. On observe que les groupes qui fonctionnent bien sont ceux où cette discussion a lieu avant le départ, pas pendant la montée quand la fatigue brouille déjà le jugement.
Comment procédez-vous, vous, pour caler le niveau du groupe sans braquer la personne concernée ?