On se pose la question avant de partir, mais bien plus rarement au moment où la décision devient inconfortable : la décision de faire demi-tour. Pourtant, c’est dans ces instants que la plupart des mauvaises décisions de groupe se fabriquent.
Les pièges sont connus : le biais de confirmation, qui nous fait chercher tout ce qui justifie de continuer, la pression du groupe, où personne n’ose dire que quelque chose ne lui plaît pas, et le raisonnement du « on a fait tout ce chemin ». Chacun de ces mécanismes est discret, et ils se renforcent entre eux.
Un cadre aide : un seul à la fois dans une pente exposée, un point de regroupement hors zone de danger, et la règle que n’importe qui peut déclencher le demi-tour sans avoir à se justifier. Quels rituels utilisez-vous pour que cette parole soit vraiment libre dans un groupe ?