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DiscussionItinéraires & massifs

Point de regroupement : où le placer pour qu’il soit vraiment hors zone de danger

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On en parle souvent pour les pentes à skier mais assez peu pour le choix concret du point de regroupement, et pourtant c’est souvent là que les groupes se font piéger. Concrètement, un bon point de regroupement doit être hors zone de départ de plaque, hors zone de réception, hors couloir d’écoulement, et si possible protégé par un relief qui fait écran. Pour situer : un replat au pied d’une pente de 30 degrés n’est pas forcément sûr, il faut regarder ce qui domine au-dessus et sur les côtés, pas seulement ce qu’on a sous les pieds.

Je vois souvent des groupes s’arrêter là où c’est pratique, à l’abri du vent ou au bord d’une trace, sans se poser la question de ce qui pourrait dévaler depuis plus haut. D’ailleurs un bon réflexe, c’est de se projeter : si une plaque partait de la pente qu’on vient de descendre ou qu’on va descendre, est-ce que l’endroit où j’attends serait touché ?

Comment choisissez-vous vos points de regroupement en pratique, et est-ce que vous les anticipez sur la carte avant de partir ou seulement sur le terrain ?

#1

Dans les faits, je les repère avant de partir quand c’est possible, parce qu’en plein effort on a tendance à choisir le premier coin qui coupe le vent plutôt que le plus sûr. Concrètement un arrêt mal choisi, c’est aussi un problème de gestion du froid : si on stationne dans une zone exposée en plus d’être dangereuse, on se refroidit vite en attendant les autres, surtout avec une couche mouillée de transpiration. Du coup je privilégie les zones abritées ET sûres, un contrefort rocheux par exemple, jamais un simple replat ouvert juste parce qu’il est confortable.

#2

Perso je trouve qu’on complique un peu trop la théorie parfois. Sur le terrain, le vrai critère c’est : est-ce que je serais prêt à parier que rien ne peut arriver d’en dessus ou d’en dessous pendant les cinq minutes où le groupe attend. Si j’ai un doute, je bouge, ça coûte rien d’essayer un autre point vingt mètres plus loin plutôt que de se convaincre que ça ira. Après anticiper sur carte avant de partir comme dit CartoMontagne, ouais pourquoi pas, mais sur le terrain la neige du jour peut tout changer, donc je garde surtout les yeux ouverts en montant plutôt que de me fier à un plan fixe.

#3

Bon ça reste entre nous hein, mais le vrai souci c’est que plus un itinéraire est fréquenté, plus les points de regroupement deviennent des habitudes collectives bidon. Les gens s’arrêtent là où tout le monde s’arrête depuis des années, sans se reposer la question, juste parce que c’est le spot connu. Dans mes vallons tranquilles où personne ne passe, on est obligé de réfléchir soi-même à chaque sortie, pas de trace toute faite ni de regroupement pré-mâché par la fréquentation. Franchement y’en a marre de voir ça sur les classiques, cette espèce de pilotage automatique parce que c’est l’endroit où tout le monde pause depuis toujours.

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