Le jour blanc est à mon sens l’une des situations les plus trompeuses qui soient en montagne hivernale. On perd toute notion de pente, de creux, de corniche, et l’œil invente des formes qui n’existent pas. Beaucoup de jeunes pratiquants se fient uniquement à l’écran de leur téléphone dans ces moments-là, en oubliant que la trace GPS ne dit rien du relief réel sous les pieds.
Notons que la méthode ancienne reste, pour moi, la plus sûre : avant même de partir, on étudie la carte, on repère les ruptures de pente, les barres rocheuses, les zones de corniches possibles, et on mémorise des points de passage avec des caps précis à la boussole. Un bâton planté devant soi, lancé dans la neige, donne aussi une indication sur la pente que l’œil ne perçoit plus.
À votre avis, quelles sont vos méthodes personnelles pour continuer à lire le terrain quand la visibilité fausse complètement la perception du relief ?