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DiscussionItinéraires & massifs

Choisir une sortie adaptée au niveau le plus faible du groupe : comment ne pas se mentir ?

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Bon ça reste entre nous hein, mais j’ai l’impression que c’est le même scénario à chaque fois. On part en groupe de quatre ou cinq, y’en a deux qui gèrent, un qui se débrouille et un qui suit comme il peut. Et au moment de choisir l’itinéraire, on part sur un truc pensé pour la moyenne, voire pour les deux bons, en se disant que ça va bien se passer. Franchement y’en a marre de voir ça, des groupes qui calibrent leur sortie sur celui qui monte le plus vite plutôt que sur celui qui galère déjà à mettre ses peaux dans le bon sens.

Le problème c’est que personne veut être celui qui dit tout haut que le niveau du groupe c’est le niveau du plus faible, pas la moyenne. Ça fait mauvaise ambiance de le rappeler, alors on se tait et on espère que ça passe. Sauf que c’est justement là que les ennuis commencent, fatigue, lenteur, mauvaise gestion du timing, et parfois pire.

Vous, comment vous faites pour caler une sortie sans vexer personne mais sans vous mentir sur le niveau réel du groupe ?

#1

Pour moi la base c’est d’en parler avant de partir, pas sur le parking. Toujours avoir un plan B, ça peut sauver la sortie, et ça vaut aussi pour le choix de l’itinéraire lui-même : on prépare un objectif principal et un repli plus court, plus facile, qu’on peut basculer dès les premières minutes si on sent que le rythme ne colle pas. Ça évite la discussion gênante en plein milieu de la montée où il faut annoncer qu’on fait demi-tour. Et surtout, celui qui a le niveau le plus faible doit être associé à la préparation de la carte, pas juste prévenu de l’horaire. S’il comprend le terrain, il anticipe mieux ses propres limites.

#2

Concrètement, je pense que le vrai souci c’est qu’on confond niveau physique et niveau technique. On peut avoir quelqu’un en bonne forme mais qui galère en conversion ou qui panique dans un passage un peu raide, et ça change complètement le calibrage. À vérifier avant tout : ce que la personne a déjà fait, pas ce qu’elle pense pouvoir faire. Pour la petite histoire, j’ai vu des groupes renoncer à un super itinéraire parce qu’ils avaient sous-estimé la difficulté d’un passage en split pour un débutant, alors que l’itinéraire restait globalement facile. C’est souvent un détail technique qui plombe tout, pas l’ensemble du parcours.

#3

Perso je trouve qu’on complique un peu trop le truc. Tu demandes juste à chacun ce qu’il a déjà fait et tu pars sur le plus petit dénominateur, point. Pas besoin de réunion de préparation avec carte étalée sur la table. Après je comprends l’idée de @BrouillardEpais sur le plan B, ça coûte rien d’avoir une option plus courte en tête. Mais bon, si tout le monde est honnête sur son niveau direct en partant, y’a pas vraiment de drame à gérer après. Le problème c’est surtout l’ego de certains qui veulent pas avouer qu’ils suivent plutôt que mener, voilà quoi.

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