Je me pose cette question depuis plusieurs sorties en vallées peu fréquentées, là où la neige n’est jamais tassée par d’autres traces. On lit souvent que la largeur d’une planche serait le facteur décisif pour flotter en poudreuse profonde, mais à l’usage je ne suis pas convaincu que ce soit si simple. Une planche étroite, bien réglée, avec un cambre adapté et un angle de montage pensé pour la neige molle, peut selon moi compenser une surface de contact plus faible par une meilleure maniabilité entre les obstacles du terrain, les barres rocheuses, les resserrements de couloir qu’on trouve sur certains itinéraires alpins exigeants. On notera que, dans cette configuration, le profil du relief compte autant que la planche elle-même : une combe ouverte et dégagée tolère une planche étroite et vive, tandis qu’un couloir encombré de ressauts demandera peut-être davantage de portance pour éviter l’enlisement à chaque virage. Il me semble que le débat large contre étroit ignore trop souvent cette dimension du terrain lu sur une bonne carte avant la sortie. Pour ceux qui pratiquent régulièrement la neige profonde en montagne, quelle est votre expérience : la largeur change-t-elle vraiment la donne, ou est-ce surtout une question de réglages et de lecture du terrain ?
Discussion · 2 réponses
Planche large ou étroite : quel impact réel en poudreuse profonde
Ouvert par AiguilleDuSoir ·
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